cours d'astrologie par correspondance

L'IMPORTANCE D'UNE MÉTHODE EN ASTROLOGIE

L'IMPORTANCE DE LA METHODE EN ASTROLOGIE...

 

Le Soleil entre aujourd'hui dans le signe de la Vierge, signe travailleur et méthodique, rationnel et organisé et il me semble donc que c'est un moment tout choisi pour aborder la question de la méthode en astrologie. En effet, c'est ce signe le premier qui trouvera avantage à organiser sa pensée de façon à dire juste et vrai, car il est par nature perfectionniste et ne se contente pas d'approximation. Il lui faut de la précision, des détails de quoi fonder ses raisonnements loin de toute inspiration trop  anarchique et aléatoire selon lui.

Comme dans tout apprentissage, il est donc bon de procéder de façon organisée afin de cheminer au mieux dans l'acquisition d'une connaissance et surtout : dans sa mise en pratique. En effet, si l'on voit parfois d'excellents professeurs donner des cours magistraux fascinant leur auditoire, il faut bien constater toutefois que l'exercice ne satisfait pas tant l'élève qui n'en gardera que peu de chose pour sa pratique que le professeur qui se livre là à un show des plus valorisant et satisfaisant pour son ego. A l'inverse, dans notre école, après avoir lu le cours, c'est l'élève qui doit s'exercer et nous mesurons ses progrès dans l'exercice. En effet, nous visons le perfectionnement de sa pratique avant tout.

Je répète souvent que si je suis arrivée à l'astrologie karmique, c'est parce qu'elle m'a permis d'élaborer une méthode de lecture "fiable" là où auparavant, dans une pratique plus classique, j'étais un peu perdue à mes débuts, ne sachant par quel bout prendre le thème. C'est le problème majeur pour tout débutant.

J'écoutais d'ailleurs récemment un professeur d'écriture de scénario mettant en avant les erreurs de débutant à ne pas faire. A savoir, commencer à se lancer dans l'écriture sans plan d'ensemble. Il prend l'exemple du bon peintre qui commence par construire à grand trait les volumes de sa toile tandis que le débutant se lancera dans le détail du dessin d'un visage sans avoir construit de plan d'ensemble, de sorte qu'il se trouvera rapidement dans l'impasse pour finaliser cette dernière.

Il en est de même en astrologie. Je dis souvent que j'enseigne à l'élève à "faire circuler son regard" dans le thème. On ne dira jamais assez à quel point la phrase "d'observation" du thème est importante. Et il faut l'observer, tout d'abord, dans son ensemble. Comme le peintre, il s'agit donc tout d'abord de développer un regard "global" sur l'ensemble des composantes que lui offre le dessin du thème. Ce n'est qu'ensuite, peu à peu, qu'il "resserrera la focale" pour préciser son approche et entrer dans le détail du thème. Et pour ce faire, il devra entrer par une porte et sortir par une autre, selon le fil logique qui lui sera enseigné.

L'astrologie classique offrait aussi une méthode globale consistant à déterminer rapidement "la planète dominante" laquelle donnait sa tonalité à l'ensemble du thème. Il y a aussi l'étude "du dessin planétaire" formé par la distribution des planètes dans le thème autour du cercle zodiacale. C'était déjà une approche plus organisée, mais elle a à mon sens rapidement prouvé ses limites si l'on excluait les noeuds lunaires. Car c'est ici que le karmique s'est en quelque sorte "imposé" parce que sans l'idée d'un "bagage" spirituel avec lequel nous arrivons, les noeuds lunaires n'ont pas grand sens.

C'est parce que l'astrologie karmique nous parle d'une "mémoire" liée aux noeuds lunaires que nous comprenons à quel point il est important d'entamer la lecture du thème en passant par eux, bien avant même être passé par la dominante ou la maison IV pour donner la tonalité dominante de la personnalité. Nous dirons tout simplement plus "juste" si nous acceptons l'idée d'une "mémoire" venue de vies antérieures (ou par la "mémoire familiale" si l'on reste dans les termes transgénérationels) et inscrite dans le noeud sud du thème.

C'est pourquoi, quand bien même l'idée de vies antérieures n'a pas spécialement retenu mon attention dans ma jeunesse, c'est la pratique même de l'astrologie, dès lors que j'ai découvert l'existence de ces noeuds lunaires qui m'a acquise à la "cause karmique". J'ai trop eu à voir la validité de ce présupposé et sa valeur dans l'interprétation du thème pour en douter le moins du monde. J'irai même jusqu'à dire que, grâce à l'astrologie karmique, les vies antérieures relèvent pour moi quasiment de la "certitude scientifique". Et seule la science astrologique paraît apte à apporter de la certitude sur un terrain aussi "spéculatif"...

UNE BONNE METHODE 

Mais il faut bien sûr une bonne méthode, puisque j'ai eu à déplorer récemment l'existence de sous-larzul faisant du galimatias méthodologique qui voudrait s'appeler aussi "astrologie karmique". Or, si l'on ne suit pas la bonne méthode : on tire de mauvaises conclusions. Une bonne méthode est comme une grammaire qui donne sens à une phrase en l'organisant rationnellement;. Si vous mettez l'adjectif avant le verbe, vous en tirer du charabias, non pas du sens ! Et on s'étonne d'astrologues nébuleux trouvant sens au charabias, mais c'est sans doute qu'ils aiment la douce musique que fait le son de leur voix à s'écouter parler. Peu importe pour eux de dire vrai, pourvu qu'ils parlent et aient des choses à dire...

Je me souviens avoir rencontré un astrologue encore assez débutant puisque n'ayant que 3 ans d'études me dire : je n'en suis pas au karmique, mais peu importe, si un consultant vient me voir, il se contentera de m'écouter parler du carré de Saturne à sa Venus. Et c'est un fait que beaucoup se contenteront de cela : parlez moi de moi, il n'y a que ça qui m'intéresse et peu importe ce que vous me dites.

Mais pour l'astrologue chevronné, il est tout simplement coupable de ne faire qu'extraire du thème une donnée sans la considérer dans son ensemble et sans avoir de regard approfondi sur le thème. Je demande à mes élèves formés de consacrer au moins 4 heures à l'étude du thème d'ensemble avant un RV, quand bien même durant ce RV ils ne parleraient que du carré de Saturne à Venus. L'astrologue alors en parlera en connaissant profondément son interlocuteur sur ses limites et ses potentiels. Il n'en parlera pas "en l'air"... Sinon, on peut se contenter de savoir qu'il est Taureau, ou Gémeaux et alors : à quoi bon apprendre l'astrologie ? N'importe qui à présent autour d'un dîner aura quelque chose à dire sur les signes du zodiaque selon ses observations subjectives. Mais cela n'est pas : être astrologue !

Il y a donc bel et bien un "niveau d'exigence" qui fera la différence d'un interlocuteur à l'autre. Et c'est ici que je voulais revenir sur l'importance du "maître". On entend de plus en plus dire : "je n'ai besoin ni de maître,  ni de gourou, je veux penser par moi-même." Cette phrase est ridicule car si le maître pouvait penser à votre place, ça se saurait ! En vérité, quand bien même vous voudriez vous faire décérébrer par un gourou, tôt ou tard vous devriez vous apercevoir que vous êtes seul et devez apprendre à penser par vous-même. Aucun maître véritable ne vous empêchera jamais de penser par vous-même.  Bien au contraire, un maître à à faire à "des élèves" et comme le nom l'indique, il cherche à "élever" ses élèves aux hauteurs qu'il a atteinte dans sa connaissance. J'entendais récemment un monsieur vouloir réhabilliter ce terme à la place de celui d'enseignant car c'est bien cette idée d'élévation qu'il faut remettre au goût du jour et réactualiser. 

Or, bien des gens ont plutôt une image du maître qui "rabaisse" l'élève. Ce qui est un non sens. S'il est un fait que l'élève peut dans un premier temps se sentir "rabaissé" du fait qu'il en sait moins, qu'il est donc ignorant, le but du maître n'est pas de le maintenir dans cet état d'infériorité mais de le faire accéder à la connaissance. Il y aura nécessairement une phase "ingrate" où le maître devra obliger son élève au travail et parfois avec des injonctions difficiles pour l'ego mais toujours pour son bien ! Si l'on prend l'exemple du sport, que vaudrait un entraîneur encourageant son athlète à rester dans des scores médiocres ?  Pas grand chose, vous en conviendrez ! Alors pourquoi en matière intellectuelle, le fait de vouloir tirer l'élève vers le haut serait contestable ? Il n'y a pas plus de raison et l'élève doit être d'emblée dans une approche humble pour accepter remarques et critiques sachant que c'est ainsi qu'il progresse et non en se faisant bercer d'éloges imméritées si son travail est médiocre. Ecrivant cela je me dis que nous vivons vraiment une curieuse époque où me voilà contrainte à dire des évidences à l'avis desquelles tous devraient être rangés. Mais non, on dit du mal de ceux qui veulent aider autrui à se parfaire et s'améliorer, on conteste leur méthode et le bien fondé de leur existence. Pourtant, sans eux, qui serait là pour tirer autrui vers le haut, vers l'excellence et la perfection ? Personne ! Ainsi n'y aurait-il plus que des individus médiocres se méprisant les uns les autres et plus rien ni personne à admirer et vouloir égaler. Quel cauchemar ! Autant nous annoncer la disparition des étoiles dans le ciel nocturne... Autant nous annoncer la morne plaine d'un monde où plus aucune cîme ne serait à viser... Plus aucun sommet à atteindre. Bref, plus aucun défi à relever.

Il  me paraît donc urgent, à moi aussi, de réhabiliter cette idée de maître et les hauteurs qu'il est supposé nous aider à atteindre. Et de rappeler que par définition, moins on en sait, moins on mesure tout ce que l'on a apprendre. L'ignorance est en effet avant toute chose : l'ignorance des finalités. Dans tout apprentissage, plus on chemine, plus on mesure son ignorance en réalité. C'est pourquoi l'élève doit faire preuve de respect et d'humilité face au maître car c'est seulement ainsi qu'il pourra cheminer jusqu'à devenir naturellement modeste du fait qu'il aura enfin aperçu la finalité où veut le mener le maître. Si l'élève conteste le maître, il conteste par là même la finalité de son apprentissage. Cela aussi devrait tomber sous le sens. C'est le maître qui détient la connaissance et l'élève devra passer par lui pour l'acquérir, nulle part ailleurs !

Oui, il est curieux de devoir rappeler ces évidences, mais depuis le temps que j'enseigne, j'en ai vu des cas. Ceux qui se paient des cours pour venir vous en donner par exemple. Ceux qui à la moindre critique préfèrent tout arrêter . Ceux qui pensent vous avoir payé pour lire leur logorrhée verbale et qui n'admettent aucune remarque. Il est désolant à mon sens d'avoir vu le peu de sérieux avec lequel certains élèves (pas tous et heureusement !) approchent des cours d'astrologie. Mais enfin, je pense que ce constat ne vaut pas que pour l'astrologie mais est tout simplement celui que fait tout enseignant consciencieux et motivé à jouer son rôle, et ce, dans n'importe quel domaine de connaissance. Je crois bon toutefois rappeler qu'un enseignant astrologue attend tout autant de sérieux de l'élève que dans n'importe quel domaine de connaissance.

REVENONS DONC A LA METHODE

S'il doit y avoir du sérieux, c'est parce qu'il existe un objectif à atteindre pour l'étudiant : celui de pouvoir interpréter un thème. Et je préciserai : n'importe quel thème. Car tout débutant constate que certains thèmes "lui parlent" tandis que d'autres non. Lorsqu'on a pas de méthode, on est donc soumis aux aléas de l'inspiration et on pourra rester tout à fait "sec" devant un thème qui ne nous parle pas. Grâce à une méthode, à l'inverse : tous les thèmes vous deviendront lisibles et limpides. Car vous aurez "la clé" pouvoir ouvrir toutes les portes, même les plus récalcitrantes. En effet, dans la pratique, l'astrologue ne va pas "choisir" ses consultants et donc les thèmes qu'il devra étudier. Si une voyante peut se payer de luxe de refuser un consultant parce qu'il ne lui inspire rien, un astrologue, nanti d'une connaissance, ne peut agir de même. Il doit être à même d'apporter des réponses à tous et c'est en cela qu'il devient "professionnel".

L'intérêt de la méthode est donc celui donner une technique qui lui permettra de décoder n'importe quel thème. Par ailleurs, je prends l'exemple de la voyante car elle a besoin "d'un contact" avec son client avec lequel elle sera plus ou moins en empathie. L'astrologue chevronné n'a strictement aucun besoin de ce contact. Bien au contraire, le consultant pourra être un élément perturbateur à son étude rigoureuse où seul le thème et la science astrologique est "au centre" pour un maximum d'objectivité et donc : de science ! En disant cela, j'ai conscience de m'opposer à un certain discours qui, à l'inverse, met en avant l'importance d'un "face à face". Je ne nie pas cette importance, mais bien après que l'astrologue ait tranquillement étudié le thème. C'est cela que j'appelle "l'expertise" qui se passe tout à fait de la présence du sujet. Seule l'étude objective de son thème vaut. J'ai beaucoup pratiqué la consultation par courrier et croyez-moi, ne pas connaître mon interlocuteur physiquement n'a jamais été un handicap. Bien au contraire ! Loin de ses "états d'âme", je l'aide davantage à prendre lui-même du recul sur sa propre situation.

En outre, je suis assez sûre de ma science pour ne pas avoir besoin de me l'entendre validée par ses acquiècements. Car il faut bien dire que ceux qui veulent valoriser le "rendez-vous" cherchent surtout un miroir pour se faire confirmer par un consultant (plutôt qu'un professeur) ce qui est tout à fait contestable car cela revient à prendre son consultant pour un cobaye sur lequel on se teste. Cela devrait être un professeur qui vous teste, non pas un consultant. Certes, à toute étape de la pratique, on a besoin de "feed-back" mais l'expérience vous aura suffisamment conforté dans le bien fondé de votre science astrologique pour faire en sorte que cela ne soit pas un apprentissage, mais plutôt une recherche avancée.

En réalité, ceux donc qui mettent en avant le face à face, contre l'étude approfondie au terme de laquelle on rend "une étude", cherchent en réalité à remplacer un métier qui existe déjà : psychologue. C'est son métier en effet que d'avoir un entretien avec un interlocuteur qu'il découvre au gré de l'échange, sans le soutien ni d'une science, ni d'une méthode. Ce n'est donc pas exercer le métier d'astrologue que de faire primer l'entretien sur l'étude "scientifique" du thème. J'irai jusqu'à dire qu'il y a en cela de la paresse tant il est vrai que bien faire ce métier est chronophage et peu rentable au regard des heures passées à l'étude. Toutefois, là encore, le fait d'avoir acquis une bonne méthode vous aidera à être plus rapide dans l'étude du thème. Vous saurez comment procéder pour "le faire parler" et irez plus rapidement aux conclusions qui seront réellement utiles à votre consultant. Vous ne l'embarquerez pas dans un décryptage spontané où en réalité, bien souvent, vous lui ferez un cours d'astrologie bien plus qu'une véritable consultation.

Nous ne pouvons vraiment condamner cette approche tant il est vrai que certains sont venus à l'étude de l'astrologie à la suite de ce type de consultation qui est en fait une mini initiation à l'astrologie qui leur donnera envie d'aller plus loin. Toutefois, pour un consultant vraiment en besoin d'aide et de conseil pour voir clair en lui et dans sa vie, nous dirons que ce n'est pas la bonne méthode. Ce n'est pas le vrai "service" que peut rendre l'astrologie.

Avec une véritable méthode, l'astrologue peut répondre à tout type de question très précises et très ponctuelles et cela, sans la présence de son consultant.

YOGA MENTAL

Si je mets tant en avant la notion de "méthode" c'est aussi pour rappeler en quoi l'astrologie est le fameux "yoga mental" qu'un Jung, en son temps, appelait de ses voeux. Car, de même qu'en musique, avoir fait ses gammes permet ensuite d'évoluer vers la virtuosité, de même, en astrologie, une bonne "méthode" développera les processus de compréhension logique (ou analogique) qui est pour moi la définition même de ce que l'on appelle "l'intuition". L'intuition, comme l'astrologie est symboliquement liée à la planètes Uranus. A l'inverse de Neptune qui est "inspiré", Uranus, lui, est "intuitif". Il faut faire une distinction entre l'inspiration et l'intuition car elles ne procèdent pas du même principe. L'inspiration, a priori, vient "par image", on "voit", on entend, on sent et on ressent... L'intuition elle est mentale et vient d'un processus de compréhension logique accéléré qui fait que "on sait" avant même d'avoir développé un raisonnement. C'est "la connaissance intuitive" qui peut paraître inexpliquable mais qui ne l'est pas plus que le fait d'avoir de la lumière après avoir appuyé sur un bouton. On a juste oublié par où était passé le courant et toute la procédure à suivre pour qu'il passe. On voit juste "la lumière" résultant de ce procédé technique qui lui, est oublié. Ce sont donc de bon "rouages" du cerveau, fondés sur l'exercice d'interprétation par analogie qui fait que l'on développera cette célérité du raisonnement qui nous fera accéder rapidement à "la lumière" (de façon intuitive et non plus de façon fastidieuse). L'intuition provient très certainement de l'exercice de cette discipline de l'esprit, apparentée à "un yoga" qui oblige le fonctionnement simultanée du cerveau gauche et du cerveau droit. Seules les sciences développant le décodage et la lecture polyémique des symboles mais aussi une méthode s'apparentant à une grammaire permet l'exercice de cette faculté. Voilà pourquoi l'astrologie est, par excellence, la science de l'intuition.

S'il y a donc beaucoup d'efforts à fournir au départ tout d'abord pour bien maîtriser le clavier astrologique avec tous ses symboles, puis ensuite savoir s'en servir pour composer des interprétations justes, la finalité de cet apprentissage vous permettra peu à peu de vous en libérer pour développer et puis libérer une intuition sûre et juste. L'intuition -à la différence de l'instinct- n'est pas naturelle à l'homme, elle naît comme une "faculté supérieure" issue d'une bonne maîtrise de ses facultés mentales et ce, de façon équilibrée, non pas à la façon "cerveau gauche" unilatéral.

On peut mieux comprendre cela en voyant les prouesses des ordinateurs bien plus aptes que nous à accomplir rapidement certains processus comme le calcul réalisé en deux secondes par un ordinateur, là où nous devrions passer des heures. La machine nous montre le chemin de potentialités inexploitées si nous nous souvenons que nous n'utilisons que 10 % de nos facultés. Ce qui nous laisse 90% à conquérir ! Si la machine calcule pour nous, il n'est pas dit que nous aurions intérêt à rivaliser avec elle. Mais en revanche, nous développer au plan intuitif mieux qu'elle ne peut le faire, voilà un chemin à prendre. Et c'est ici que la pratique astrologique, vue comme un "yoga mental" peut nous aider à développer encore nos facultés pour une démarche à la fois structurée et souple. Je parle en effet souvent de "structure souple" (alors que la pensée commune ne voit que rigidité en la structure) et on se rappellera que c'est le tissu qui manifeste cette qualité de "structure souple". Or, tel que représenté par Einstein, l'espace temps lui-même ressemble à une "structure souple" et lorsque nous nous intéressons au tantrisme, nous apprenons que ce terme, à l'origine, vient de "tisser".

C'est donc bien en développant la structure souple de nos facultés mentales que nous serons plus à même de nous harmoniser à l'espace-temps. Le tantrisme visant la réunion du masculin et du féminin, que nous pouvons associer au cerveau gauche et cerveau droit, on peut comprendre que l'astrologie s'occupant davantage du plan mental, là où le tantrisme s'occupe du corps, relier les deux en pratiquant l'astrologie va dans le cadre d'une démarche "d'union" qui est globalement celle du yoga et dont la "connaissance intuitive" sous l'égide d'Uranus nous ouvrira la porte. C'est seulement cette "connaissance intuitive" qui nous le permettra... L'astrologie, en quelque sorte, peaufine, la démarche tantrique en reliant le corps à l'esprit. Il est certain, qu'à l'avenir, si l'on comprend bien cela, toute initiation tantrique sera moins "hasardeuse" car alors le mental sera aussi développé que les énergies corporelles et cela me semble être la voie à prendre pour le chercheur spirituel du XXIème siècle.

Comme Jacqueline Kelen le dit dans son dernier ouvrage "Un chemin d'ambroisie : Amour, religion et chausse-trappes", je ne crois pas qu'il existe de "méthode" pour accéder à "l'élection" que suppose une initiation tantrique, mais je crois fermement en cette vérité qui veut que :" lorsque l'élève est prêt, le maître arrive". Avoir donc travaillé le yoga tant physique que mental, sachant que nous avons plusieurs vies pour nous parfaire et évoluer, est une façon de "se préparer"... Tout chemin spirituel exige en effet plusieurs étapes dont : "la préparation", la "purification" et puis... L'accomplissement. Une mauvaise préparation fera par contre que, soit l'élève ne sera jamais prêt, soit, il le sera mal et dès lors, il y aura danger pour l'équilibre psychique. Ainsi, un  yoga seulement physique qui aurait négligé son développement mental peut s'avérer dangereux, comme certains en ont fait l'expérience.... Pour prendre l'exemple de Gopi Krishna qui a témoigné de l'éveil de sa kundalini dans un ouvrage, je peux comparer à ma propre expérience puisque j'ai aussi vécu l'éveil de kundalini et il me paraît évident qu'il souffrait d'un manque de développement du plan mental ce qui le laissa dans une grande confusion durant un temps.

Ainsi, pour conclure, même si je conseille de rester dans sa tradition spirituelle et rappelle qu'apprendre l'astrologie karmique n'oblige aucunement à se convertir au bouddhisme, je rappelle aussi que les expériences spirituelles sont universelles et qu'elles sont les mêmes dans chaque tradition, mais exprimées et commentées différemment. J'ai rapproché dernièrement la connaissance tantrique de la connaissance alchimique, ce qu'avait fait Jung avant moi en nous orientant vers le tantrisme après avoir travaillé l'alchimie comme une science des métamorphoses de l'âme. Dans l'alchimie comme dans le tantrisme il est question d'unir masculin et féminin et donc d'alchmiser les polarités positives et négatives pour transcender le jeu de la dualité. Les diverses dénominations et écoles ne doivent pas leurrer sur le caractère universel de ces chemins de développement pour l'humain qui est le même partout. L'humanité, en effet, est "une". 

En revanche, si un certain Yoga nous parle d'unir l'homme au divin, il omet de rappeler que c'est tout d'abord après avoir unifié sa propre dualité que l'homme peut parvenir à cette union. Dans cette omission réside bien des malentendus spirituels. Car celui qui veut s'unir au divin sans faire ce chemin de la dualité reste dans une dualité que je qualifierai de "verticale" puisqu'alors il y a moi, petit humain, face à la grande divinité.

C'est pourquoi toute la littérature spirituelle la plus récente -et la plus sérieuse- a mis l'accent sur la nécessité d'une réconciliation tout d'abord : horizontale. C'est à dire de l'Homme avec sa part complémentaire, féminine ou masculine. Par cette union, par cette réconciliation, et par elle seule, l'homme, l'humain, peut alors espérer grandir et se développer de sorte à être en phase avec le plan divin. Il lui est d'abord nécessaire et tout à fait impératif de "s'unifier" sur le plan horizontal avant d'espérer un mariage plus "vertical" avec le plan divin. Car c'est seulement ainsi qu'il grandi et voilà pourquoi nous retombons dans l'enseignement du Christ qui, s'il est bien compris, nous a donné la clé de "l'amour" comme seul vecteur de cette union des complémentaires (que je préfère à contraire !).

Autant dire, pour en revenir à mes "têtes de turc" préférées que la mysoginie, à cet égard, est au contraire la voie de l'impasse... De même que la mysandrie, la même chose à l'encontre des hommes mais aussi de "l'unisexe" qui dans sa volonté "d'unir" fait un fâcheux raccourci qui consiste en fait à nier la spécificité des sexes et donc leur différence. Nous n'aurons pas ainsi d'homme "augmenté" mais bel et bien "châtré" de son complémentaire non reconnu pour tel.

Voilà en tout cas toutes les choses que je voulais rappeler pour appeler au sérieux l'élève qui s'inscrit au cours en ayant quelqu'idée des prolongements qu'il pourra donner à sa pratique astrologique s'il démarre comme débutant. On peut en effet s'inscrire à des cours d'astrologie pour diverses raisons et la meilleure sera certainement la connaissance de soi qui permettra ensuite d'aider autrui à se connaître lui-même... On peut s'inscrire pour acquérir une méthode fiable en vue de faire des études astrologiques utiles aux autres. Mais on doit aussi s'inscrire dans la conscience qu'il y a un prolongement spirituel à l'apprentissage de l'astrologie. On ne s'inscrit pas à mon école par hasard. On s'y inscrit parce qu'elle parle de karmique et donc qu'elle approche le plan de l'âme et non de la seule personnalité. Il va de soi, donc, étant donné la finalité de cet enseignement que l'élève doit présenter toutes les qualités requises pour être à même de manipuler ensuite le plan de l'âme avec conscience, subtilité et délicatesse. Nous ne saurions donner diplôme et féliciation à un élève n'étant pas à ce degré de conscience et donc de maîtrise de lui-même. Car, pour en revenir à cette idée de "maître", la première chose pour laquelle ce denier doit manifester de l'aptitude: c'est à la maîtrise de lui-même et non des seules connaissances acquises.

 

LE CERCLE INFRANCHISSABLE EN ASTROLOGIE KARMIQUE

Récemment j'ai eu à revenir sur l'idée de "cercle infranchissable" énoncée par Alice Bailey pour rappeler que celui-ci s'installait de lui-même lorsque l'élève s'avère incapable de s'élever davantage dans son apprentissage... Sorte de "diplôme spontané" c'est l'instauration spontané de ce "cercle infranchissable" rendant tout échange maître-élève impossible qui clotuera l'enseignement de certains. Ceci est une "donnée spirituelle" qui ne repose aucunement sur mon propre jugement, mais très certainement sur la réalité du fait que le monde spirituel considère que l'élève ne pourra pas aller plus loin. Il faut donc le savoir, en être prévenu et le respecter. L'attitude de l'élève seule déterminera et limitera son niveau au sein de l'école. Dans ce cas, il devra aller à une autre école "de la vie" pour pouvoir espérer un jour franchir ce "cercle infranhissable" qui fait pleinement partie de données karmiques de l'enseignement bien compris.

L'astrologie est donc une connaissance, mais aussi une "discipline spirituelle",une "discipline de l'esprit" et, comme pour la psychanalyse, on doit considérer qu'un bon astrologue aura fait un travail sur lui pour être apte à exercer. Tant que certaines étapes de sa compréhension de sont pas franchies, il ne pourra exercer sans risque de dommage pour autrui. Les cours sont "copieux" et l'enseignement des mécanismes psychanalytiques abordés seulement à la fin des cursus concernant la pratique professionnelle. Aussi est-il arrivé que l'élève ne parvienne pas jusque là soit par incapacité à dépasser ses projections, mécanisme de transfert et contre-transfert qui sont des termes bien connus en psychanalyse. L'achoppement à ce niveau bien sûr pénalisera l'élève pour poursuivre le cursus de la formation jusqu'à la fin. Aussi, bien que l'enseignement soit très structuré, je préfère laisser l'aléas naturel décider du niveau qu'atteindra l'élève dans sa formation. C'est le meilleur moyen de respecter de façon non formelle et son libre arbitre et les données de son karma qui n'appartiennent qu'à son âme.

Pour finir, c'est lui qui décidera de ne pas décrocher son diplôme pour des raisons qui n'appartiennent qu'à lui car les échanges du forum seront toujours là pour le motiver à progresser, à chacune des étapes dépassées.

De son sérieux et de sa motivation seule dépendra donc son progrès ou son échec dans l'acquisition de sa certification. La plus parfaite liberté est laissée à l'élève dans son évolution au sein de l'école car nous considérons que la passion de l'astrologie doit présider seule à son cheminement. Rien ne peut se faire sans passion... Même -et surtout ?- pour une Vierge qui a la passion de la raison...

© Laurence LARZUL - 22 août 2012

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