Qu'est-ce qu'un véritable astrologue ?

 

Qu'est-ce qu'un véritable astrologue ? - par Laurence Larzul

 

S'il est vrai qu'une certaine astrologie "mercantile" sévit encore, grâce à internet il devient de plus en plus difficile de se faire la "proie" des charlatans et de n'être pas informé sur le sujet.

La FDAF, présente sur internet, réunit en effet sur son site l'ensemble de la profession ayant signé la charte de déontologie. Même s'il persiste quelques désaccords quant à la pratique de l'astrologie (doit-t-elle prévoir ou non ? Son application ne doit-t-elle être que "psychologisante" ou peut-elle s'attacher aux faits ?) ce désaccord est un désaccord de surface plutôt que de fond. Il est de nature plus sensible ou philosophique qu'il ne concerne l'astrologie elle-même et sa pratique.

Outre le nécessaire "talent", terme que nous préférons à celui de "don", car l'astrologie ne requiert aucun autre "don" qu'une saine intelligence apte à se former à un savoir, intelligence qui devra être de préférence "intuitive", -et nous parlerons alors de "presdisposition" naturelle-, disons que certains astrologues sont plus ou moins bien formés, selon que leur école s'est attaché plutôt à la technique qu'au sens, et selon que lui-même est plus "matheux" ou plus "littéraire".

 

 

Les astrologues cherchent et se recherchent : d'où la confusion...

Ne pas confondre "chercher" et ... "chîner"...

L'astrologie, comme tout domaine de connaissance, fait l'objet d'une "recherche" ce qui explique que certains de ses tenants "brouillent" les pistes en faisant la promotion de leur "manie" du moment s'attachant à développer et promouvoir leur recherche, bien souvent basée sur des méthodes ou pratiques anciennes et bien connues des astrologues expérimentés qui les ont rejetées, faute de pertinence.

Ces pseudo "chercheurs" ne sont donc en réalité que des débutants -ou des malins en mal de publicité- qui ne font que "réinventer" des méthodes invalidées par leurs prédécesseurs mais perdurant dans la littérature astrologique, comme d'anciens et fascinants grimoires. Seule l'absence de repères du débutant le conduit à cette perte de temps. Et c'est ici qu'un bon maître ou professeur s'avère indispensable pour guider et orienter le parcours du débutant afin qu'il évite des pistes et des "impasses" déjà explorées sans succès. Je pense par exemple à l'"astrologie horaire", revenue récemment en vogue, tandis qu'elle avait été, à juste titre, délaissée. Ici, il semble que certains astrologues confondent le fait de "chiner", selon une mode "vintage", allant dépoussiérer quelques vieilleries encore présentables, et même séduisantes, au public néophyte avec ce qui relève véritablement de "la recherche".

En effet, la recherche prend du temps et l'astrologue ne reçoit aucune "subvention" pour s'y adonner et il faut une pratique d'un minimum de 15 ans pour prétendre vraiment "trouver" et non réinventer. En effet, il est indispensable, non seulement, d'avoir une pratique approfondie de l'astrologie, mais une bonne connaissance de l'ensemble des productions du passé pour commencer à "faire avancer" sa science sur des bases solides. On peut certes, s'échanger des "recettes" à l'occasion d'échanges et de discussions sur des forum, mais ceci relève davantage d'une "cuisine", que d'un travail de "chercheur" à proprement parler. Une innovation, si elle ne s'inscrit pas dans une pratique professionnelle tant qu'elle n'a pas été "publiée" et validée par la pratique de nombreux astrologues ne saurait s'inscrire dans un véritable "progrès" de la science. C'est la publication du travail d'un auteur suivi et validé par les praticiens l'inscrivant dans leur pratique qui a élaboré, pas à pas, pierre par pierre, la "science" astrologique. Et ceci reste vrai pour les productions contemporaines que les praticiens pourront valider dans le temps par la pratique.

J'entendais récemment une jeune astrologue affirmer que l'astrologie karmique n'apportait rien de plus à l'étude du thème. Bien que prétendant "s'installer en professionnelle", elle n'a pas voulu préciser qui l'avait formé, ni même si elle l'avait été. Mais enfin, ce genre de propos ne peut passer qu'auprès d'un public non averti. Pas auprès de praticiens chevronnés qui sont les premiers à mesurer "l'apport" de l'angle karmique à l'étude d'un thème, puisqu'ils ont auparavant pratiqué "sans" cet apport, mesurant donc les "limites" d'une astrologie purement traditionnelle. Ces "limites" seront certes suffisantes au débutant, mais au bout de 10 ans, il en aura fait le tour et aura besoin de progresser encore. C'est d'ailleurs pourquoi Alan Leo, dès le début XXème, disait que l'on ne s'ouvrait à la réincarnation qu'au terme d'une longue pratique de l'astrologie, mais qu'auparavant, on pouvait tout à fait pratiquer l'astrologie sans être encore ouvert à cette approche. C'est pourquoi il faut prendre l'astrologie karmique comme un "perfectionnement" de l'astrologie et non comme "une autre" astrologie.

Quand à ceux qui pensent que l'astrologie est "sortie des eaux" toute "parachevée" depuis l'aube des temps, vouant une certaines vénération mystique et aveugle à "des anciens", comme seuls référants fiables, c'est à dire ceux qui refuse d'admettre que comme toute science, l'astrologie, évolue grâce à ses praticiens dans les temps, je les mets au défi de pratiquer l'astrologie au XXème avec pour seul "manuel" le Tetrabible de Ptolémée !! En voici un échantillon : « De plus, si les Luminaires succèdent aux Maléfiques tenant les angles ou que les Maléfiques soient opposés aux Luminaires, surtout si la Lune est dans les nœuds et dans les signes difformes comme le Bélier, le Taureau, l'Ecrevisse, le Scorpion et le Capricorne, cela fait des bossus, mutilés, boiteux ou paralytiques." Allez causer de "signes difformes" aux bossus ! Les anciens manuels d'astrologies sont plein de cette sorte d'aphorisme qui ,pour avoir peut-être valu en leur temps, n'ont plus aucune valeur à l'heure actuelle où la chance d'être mis aux oubliettes, de mourir d'un coup d'épée, écartelés, brûlés vifs ou bien dévorés par des animaux sauvages s'est considérablement amoindrie pour l'homme moyen !

Quoi qu'il en soit, il existe donc d'ores et déjà un "tronc commun" utilisé quotidiennement par les astrologues car validé par une pratique et une efficience qui a fait ses preuves. Les astrologues-praticiens, qui ne sont pas "chercheurs" dans l'âme, ne s'attachent en effet qu'à "ce qui marche" et ils ont bien raison. Le temps nous est à tous, compté, et on peut dire qu'une "science" digne de ce nom se transmet tout simplement parce qu'elle économise du temps à celui qui, dans la lignée de ses prédecesseurs, prétend en être le tenant à une époque donnée. Pour tout dire, une science est pérenne ou bien n'est pas, et c'est pourquoi, la "science" quelle qu'elle soit, relève de la symbolique de Saturne (symbole par ailleurs du "temps" et de ce qui dure dans le temps, mais aussi d'une "justesse" qui s'élabore et se peaufine, conduisant à "élaguer" au fur et à mesure les pistes sans issues, rendant la science toujours et davantage "pertinente" et "efficiente").

 

Le "Complexe du débutant"...

Et oui, de même qu'il existe "la chance du débutant" en toute chose, nous pouvons parler du "complexe du débutant", lequel s'avère être bien souvent un "complexe de supériorité".

Car s'il est vrai que la première chose que l'astrologie enseigne à son praticien, c'est "la tolérance" du fait qu'il constate que bien des "travers" qu'il reprochait à ses contemporains sont dus à un "conditionnement astral", l'astrologie par la "validité" de son discours a tôt fait de laisser à penser au débutant qu'elle "peut tout dire". Et ce, d'autant plus, qu'il constate cette "validité" alors que la société toute entière ne cesse de dévaloriser cette Connaissance. De là à considérer "qu'on lui a menti" et qu'inversement, si elle n'est pas si nulle à dire le vrai, c'est qu'alors elle est "puissante à permettre de tout savoir", il n'y a qu'un pas que le débutant, s'il n'est pas guidé par un maître ayant déjà "fait ses armes", franchira prestement et allègrement ! Ce "cap" est inévitable et seul un astrologue expérimenté, pour être "passé par là", pourra l'empêcher de passer du sentiment d'impuissance à celui d'omniscience (pour ne pas parler "d'omnipotence" !). C'est bel et bien le reproche qui est fait à "l'Astrologie" : que certains de ses "tenants" pèchent par abus de pouvoir. Puisqu'il est un fait que tout savoir est un pouvoir.

Mais ce reproche fait à l'astrologie, s'adresse donc en réalité au débutant. En effet, comme en tout domaine de connaissance, le "débutant" devra passer de cette illusion d'omniscience, à l'expérience, puis à l'humilité qui caractérise tout être véritablement "Connaissant" qui, à mesure qu'il sait, découvre surtout le vaste champ d'inconnu qui lui reste encore à élucider. Ce qui ne peut que rendre humble.

 

Un "tronc commun", d'ores et déjà validé

Combien de fois encore, devrons nous rappeler à Monsieur Jourdain qu'il fait "de la prose sans le savoir" ? C'est un fâcheux travers humain que de voir "ce qui devrait être", au lieu de considérer "ce qui est", vraiment.

Ce "tronc commun" est celui d'une astrologie dite "classique". Elle est celle la plus largement diffusée par les logiciels(*) dont se servent à présent communément les astrologues. Ces logiciels ont programmé tous les fastidieux calculs auxquels l'astrologue devait auparavant s'astreindre, ce qui allége considérablement le travail nécessaire au montage du thème (l'établissement de la carte du ciel). (Cette "accélération du temps logique" relève de la symbolique d'Uranus).

C'est d'ailleurs ce gain de temps permis par ces logiciels qui fait que notre époque peut approfondir l'interprétation et attirer des esprits plus "littéraires" que "matheux" à l'astrologie. Ou encore plus "spirituel" que "scientifique". Cette "pratique commune", ce "consensus astrologique" peut se résumer ainsi :

- Le thème "classique" est monté en tropical avec la domification placidus.

- Son interprétation se fonde sur l'étude de la position des planètes en signe et en maison, se nuançant par l'étude des aspects existant entre elles, leur répartition sur le cercle zodiacal et les planètes dominantes qui ressortent de cette répartition.

- La majorité des astrologues contemporains incluent dans leur étude le septenaire et les planètes dites "transpersonnelles" découvertes depuis 1786 avec Uranus, Neptune et Pluton.

Notons que la domiciliation et l'interprétation de cette dernière planète, découverte en 1930, était encore en discussion au début du XXème siècle, mais elle est dorénavant pleinement intégrée dans le consensus établi par les astrologues. Bien que la gente scientifique l'aie récemment "déclassée", ceci ne peut plus être remis en question car, en presque un siècle, la pratique a validé la théorie astrologique à propos de Pluton.

De la même façon, en ce début de millénaire, les logiciels et les éphémérides incluent à présent les astéroïdes et Chiron, mais ils ne sont pas encore pleinement intégrés dans le discours astrologiques. Ils restent "à l'étude" en l'état actuel de nos connaissances, faute d'une expérimentation suffisamment longue dans le temps pour qu'ils soient validés par la pratique.

En revanche, des points fictifs comme la part de fortune et les noeuds lunaires appartiennent de longue date au corpus de l'astrologie classique, mais connaissent une véritable "renaissance" de leur étude depuis l'avènement de l'astrologie karmique qui a permis d'en dégager pleinement la signification. Rappelons à ce sujet, que dès le début du XXème siècle, les astrologues issus du "courant" théosophique, comme Alan Leo, "rêvaient" de l'avènement d'une astrologie karmique qui n'était pas encore au point. Et pourtant, noeuds lunaires, part de fortune, et Lune Noire existaient déjà, bien qu'on ne sachent encore les interpréter correctement.

Essentiel dans l'étude de cette "jeune" astrologie karmique, ces points fictifs étaient déjà présents dans les textes anciens, et ce, dès Ptolémée qui évoque les "noeuds" en relation avec les éclipses. Mais on ne savait encore les "faire parler". L'astrologie karmique n'a donc rien d'autre de "révolutionaire" que de donner la révélation de leur message, tandis que s'un simple point de vue "technique", ils étaient déjà situés dans les thèmes de longue date, les "parts" (de fortune ou autre), et "les noeuds"remontant aux arabes et plus loin, à Sumer, ayant été transmis par une gnose, s'exprimant surtout par "le secret".

"L'histoire des connaissances"(1) souffre très certainement d'une carence au niveau de la connaissance astrologique et c'est un travail qu'il faudra faire à l'avenir. Mais on peut faire, sans risque d'erreur, remonter l'astrologie karmique à ses prémices "gnostiques". En effet, si André Barbault, sur son site essaie dans un article de remonter à à la génèse des noeuds lunaire, aussi appelés "tête" et "queue" du Dragon (caput et cauda draconis), son "enquête" s'arrête à un courant gnostique datant de Sumer. J'ai fait la même recherche m'orientant plus particulièrement sur la symbolique "du Dragon", animal mythique qui a fait récemment l'objet d'une exposition au Musée d'd'Histoire Naturelle de Paris (http://www.mcq.org/dragons/fr/) pour faire le même constat me menant aux sources même d'une "cosmogonie" originelle.

Seule, la Lune Noire, elle, n'interpelle les astrologues que depuis le début XXème, ainsi que les planètes transpersonnelles (au-delà du septenaire traditionnel). La Lune Noire, point fictif, assez récemment recensé, s'inscrit toutefois dans une basique relation terre-lune, et n'a donc, là encore, rien de "révolutionnaire". Ce qui serait révolutionnaire, par exemple, du point de vue de la connaissance astrologique, c'est que l'astrologie devienne héliocentrique, alors qu'elle est de longue date "géocentrique" ce qui veut dire qu'elle prend la terre pour centre et non le soleil.

C'est ce "géocentrisme" qui fait que les astronomes la considèrent comme "non scientifique" car depuis que les bases de l'astrologie ont établies par Ptolémée (un des premiers cartographes), on a découvert que les planètes tournaient autour du Soleil et non autour de la terre. L'astrologie a pleinement intégré "ce fait scientifique", mais ceci n'a pas remis en cause ses fondements, validés par une longue pratique.

 

Les astronomes cherchent querelle à l'astrologie, les cartographes : non, et pour cause...

Il existe des astrologues, férus d'astronomie, qui voudraient à tout prix faire coller l'astrologie à la réalité astronomique (une astrologie qui se veut héliocentrique ou sidérale, au prétexte qu'elle serait plus "conforme" à la réalité astronomique). Mais c'est ne pas comprendre qu'il s'agit de deux corpus de connaissance dorénavant tout à fait différents, ce qu'un Kepler tout à la fois astrologue et astronome faisait déjà savoir en son temps.

Le champ des connaissances humaines s'est tellement élargi, à notre époque, qu'il est difficile pour un individu de prétendre à un "savoir encyclopédique" (de tels "esprits" ont pourtant prétendu exister au temps des Lumières et de la création, précisément, des encyclopédies). Les "savoirs" se sont donc naturellement divisés, morcellés, spécialisés, à mesure qu'ils se développaient et s'approfondissaient. C'est le cas de l'astronomie dont la branche "astrologique" a poussé librement, malgré les anathèmes qui l'ont exclu de l'Université.

Savoir si l'astrologie précède l'astronomie ou l'inverse reste toutefois à débattre... Lorsque Voltaire disait : "La superstition est à la religion ce que l'astrologie est à l'astronomie, la fille très folle d'une mère très sage.", il sous-entendait en son siècle "encyclopédique" des "lumières" que l'astrologie était fille de l'astronomie, tandis que nos connaissances actuelles permettent de remonter à des sources plus lointaines et de redéfinir ainsi la naissance des sciences.

Notre époque sait, à présent, que c'est "le sentiment religieux" qui a présidé à la naissance de toutes sciences et que le premier rapport de l'homme au monde ne peut être que "mystique" (ou "superstitieux" selon Voltaire)...

Mystique veut dire "relatif au mystère" et le monde était indéniablement encore profondément mystérieux pour l'Homme non encore doté des "sciences". Sans vouloir donc offenser ce brillant esprit qu'est Voltaire, nous noterons simplement que son point de vue date un peu...

Notre époque, rendue plus humble, découvre tout simplement que bien qu'ayant élucidé bien des choses par la démarche scientifique : Le mystère reste entier.

(Comme j'aime à le dire avec humour : c'est parce qu'il est trop pépé... Et dès lors se repose la question : mais qui est donc ce grand pépé ? D'où l'inéluctable retour du sentiment religieux à notre époque "post-scientiste")

On voit donc qu'ici, en tout cas, nulle place n'est permise aux "querelles d'école". D'un point de vue strictement pratique et pragmatique, l'astrologue-praticien, -celui qui en réalité donne véritablement tout son "corps" à l'astrologie et le transmet- n'a que faire de querelles. Il ne s'attache et ne valide que ce qui lui permet d'être efficace et pertinent.

Cet astrologue, -celui auquel on peut faire confiance pour parler de ce qu'il connait vraiment-, se distingue tout d'abord en ce qu'il tient sa science et ses praticiens en haute estime. Il serait en effet incongru (mais l'incongruité est de ce monde !) qu'un astrologue tienne l'astrologie en mauvaise estime. En conséquence, il cherchera à se former auprès des meilleurs praticiens. Comme un artiste recherchera la fréquentation des maîtres afin d'avoir un regard "juste" sur son travail car c'est une façon de se reconnaître lui-même que d'être "validé" par l'expertise de valeur du "connaissant" (plutôt que par la vulgate du non initiée, vulgate dont se contentera celui qui fait du commerce et non de l'astrologie)...

Il va donc de soi qu'un astrologue véritable doit pouvoir vous faire connaître son cursus de formation auprès d'une ou plusieurs écoles (elles ne sont pas si nombreuses, en France), selon qu'il a approfondi son champ de connaissance.

Pour beaucoup d'astrologues, l'astrologie karmique, qui est encore assez "jeune" constitue à ce titre un perfectionnement si sa formation de base ne lui avait pas permis de s'y initier, faute d'école diffusant cet enseignement à l'époque de sa formation.Les jeunes astrologues actuels, eux, ont la chance de pouvoir se former directement à cette pratique évoluée de l'astrologie classique et de gagner ainsi bien du temps.

En outre, par respect pour sa science, l'astrologue se montrera curieux de ses divers courants au sein desquels il devra définir sa propre pratique et sa propre vision. Cela fait partie de "sa culture" d'astrologue.

Ce faisant, il découvrira l'intérêt de l'interdisciplinarité et s'ouvrira l'esprit à mesure qu'il développera son art de l'astrologie et qu'il en mesurera les limites. Par conséquent, le niveau culturel de l'astrologue sera nécessairement au dessus de la moyenne car en pratiquant l'astrologie, véritable "fenêtre" ouverte sur le monde, il s'ouvrira nécessairement l'esprit à ce même monde.

Il faut déplorer toutefois que ce dit monde, lui, ne s'ouvre pas assez à l'astrologie qui semble réservée à "une élite". Mais c'est un état de fait qui est amené à changer et à évoluer. En terme de "culture générale", la vulgate astrologique s'est répandue, malgré les horoscopes caricaturaux, et l'homme moyen est de plus en plus averti au sujet de l'astrologie. Ce qui ne fera que se développer avec l'informatique et internet où l'on peut se faire une "opinion avertie" en quelques clics sans qu'il soit nécessaire de se transformer en rat de bibliothèque. Discerner les informations "justes" sur le sujet, de la propagande scientiste-antiastrologique fera partie de la formation de l'internaute qui, en évoluant sur le web, devra nécessairement apprendre à "filtrer" les informations qu'il y trouve. Et ceci vaut pour l'ensemble des connaissances.

 

Résumons donc pour conclure. Qu'est ce qu'un véritable astrologue ?

Il s'est formé auprès d'une école reconnue, il connait non seulement parfaitement son milieu, mais s'étant défini et ayant muri dans sa pratique, il n'éprouve pas le besoin de chercher querelle à un confrère avec lequel le point de désaccord est par trop clair pour être discuté (ou discutable). De même, le respect qu'il a pour sa science lui fait reconnaître le bien fondé du consensus qui lui permet l'usage de logiciels le rendant plus performant dans sa pratique au service d'autrui.

Comme il aime sa science, il est heureux de la voir se développer vers plus de justesse et de pertinence, même si cela doit le remettre en question. Comme un "artiste", il a à coeur de perfectionner son art et se montre donc ouvert à toute nouveauté digne d'intérêt. Malgré sa grande expérience et sa connaissance, il persiste à se sentir éternel "étudiant" face "au mystère"... L'astrologie, si elle lui rend ce mystère plus "intelligible" - à commencer par celui qu'est sa propre personne à lui-même- demeure à ses yeux un moyen d'accéder au Soi qu'il sait être par définition "inconnaissable"...

Pour conclure, les "querelles" que l'on fait parfois à l'astrologie sont le plus souvent nées de la rencontre de faux (ou mauvais) astrologues et sont, dès lors, justifiées.

Plutôt que de voir en ces fâcheuses rencontres, l'occasion de contester l'astrologie, il semble préférable que le public sache reconnaître un véritable astrologue d'où cet article pour en donner une idée plus juste...

Le XXème siècle a été marqué par un climat très polémique qui a beaucoup nui à l'image de l'astrologie. J'ose espérer que les nouvelles générations d'astrologues seront plus sereines dans un monde où, grâce à la laïcité, l'astrologue peut évoluer librement dans l'étude de sa science sans avoir à justifier continuellement son existence. La disparition, ou plutôt l'édulcoration du "préjugé social religieux", un temps relayé par "le préjugé scientiste dominant", a ouvert la porte à une approche plus évoluée de l'astrologie ... D'autant que l'informatique promet des bonds étonnants à notre science grâce à l'immense champ d'investigation qu'elle offre au chercheur réellement "scientifique" c'est à dire "curieux de percer les mystères"...

L'astrologue comme "connaissant" a donc encore de beaux jours devant lui. Et si l'on entend maintenant communément dire : "il y a autant d'astrologies que d'astrologues", n'allons pas en déduire que l'astrologie serait "morcellée" et "atomisée" par ces mêmes astrologues. En réalité, elle est "UNE et INDIVIDISIBLE" et sa fonction est précisément de reconduire l'individu du multiple à l'Un... De même qu'il n'existe qu'un seul Carl Gustav JUNG, mais que, d'après mon expérience, j'ai pu constater qu'il n'était pas le même selon celui qui en parle... Ne confondons donc pas l'astrologie, avec ses interprètes et n'oublions pas la prévention qui nous a été faite à l'égard des "faux prophètes"...

Quoi qu'il en soit "ces beaux jours"s'avèreront toujours et encore "meilleurs", à mesure que nous saurons mieux ce que "être astrologue" veut dire...

© Laurence LARZUL - 23 janvier 2009

Vous pouvez reproduire les textes de ce blog et en donner copie aux conditions suivantes :

LARZUL Laurence sur Google+

Qu'est-ce qu'un véritable astrologue ? - par Laurence Larzul

 

S'il est vrai qu'une certaine astrologie "mercantile" sévit encore, grâce à internet il devient de plus en plus difficile de se faire la "proie" des charlatans et de n'être pas informé sur le sujet.

La FDAF, présente sur internet, réunit en effet sur son site l'ensemble de la profession ayant signé la charte de déontologie. Même s'il persiste quelques désaccords quant à la pratique de l'astrologie (doit-t-elle prévoir ou non ? Son application ne doit-t-elle être que "psychologisante" ou peut-elle s'attacher aux faits ?) ce désaccord est un désaccord de surface plutôt que de fond. Il est de nature plus sensible ou philosophique qu'il ne concerne l'astrologie elle-même et sa pratique.

Outre le nécessaire "talent", terme que nous préférons à celui de "don", car l'astrologie ne requiert aucun autre "don" qu'une saine intelligence apte à se former à un savoir, intelligence qui devra être de préférence "intuitive", -et nous parlerons alors de "presdisposition" naturelle-, disons que certains astrologues sont plus ou moins bien formés, selon que leur école s'est attaché plutôt à la technique qu'au sens, et selon que lui-même est plus "matheux" ou plus "littéraire".

 

Les astrologues cherchent et se recherchent : d'où la confusion...

Ne pas confondre "chercher" et ... "chîner"...

L'astrologie, comme tout domaine de connaissance, fait l'objet d'une "recherche" ce qui explique que certains de ses tenants "brouillent" les pistes en faisant la promotion de leur "manie" du moment s'attachant à développer et promouvoir leur recherche, bien souvent basée sur des méthodes ou pratiques anciennes et bien connues des astrologues expérimentés qui les ont rejetées, faute de pertinence.

Ces pseudo "chercheurs" ne sont donc en réalité que des débutants -ou des malins en mal de publicité- qui ne font que "réinventer" des méthodes invalidées par leurs prédécesseurs mais perdurant dans la littérature astrologique, comme d'anciens et fascinants grimoires. Seule l'absence de repères du débutant le conduit à cette perte de temps. Et c'est ici qu'un bon maître ou professeur s'avère indispensable pour guider et orienter le parcours du débutant afin qu'il évite des pistes et des "impasses" déjà explorées sans succès. Je pense par exemple à l'"astrologie horaire", revenue récemment en vogue, tandis qu'elle avait été, à juste titre, délaissée. Ici, il semble que certains astrologues confondent le fait de "chiner", selon une mode "vintage", allant dépoussiérer quelques vieilleries encore présentables, et même séduisantes, au public néophyte avec ce qui relève véritablement de "la recherche".

En effet, la recherche prend du temps et l'astrologue ne reçoit aucune "subvention" pour s'y adonner et il faut une pratique d'un minimum de 15 ans pour prétendre vraiment "trouver" et non réinventer. En effet, il est indispensable, non seulement, d'avoir une pratique approfondie de l'astrologie, mais une bonne connaissance de l'ensemble des productions du passé pour commencer à "faire avancer" sa science sur des bases solides. On peut certes, s'échanger des "recettes" à l'occasion d'échanges et de discussions sur des forum, mais ceci relève davantage d'une "cuisine", que d'un travail de "chercheur" à proprement parler. Une innovation, si elle ne s'inscrit pas dans une pratique professionnelle tant qu'elle n'a pas été "publiée" et validée par la pratique de nombreux astrologues ne saurait s'inscrire dans un véritable "progrès" de la science. C'est la publication du travail d'un auteur suivi et validé par les praticiens l'inscrivant dans leur pratique qui a élaboré, pas à pas, pierre par pierre, la "science" astrologique. Et ceci reste vrai pour les productions contemporaines que les praticiens pourront valider dans le temps par la pratique.

J'entendais récemment une jeune astrologue affirmer que l'astrologie karmique n'apportait rien de plus à l'étude du thème. Bien que prétendant "s'installer en professionnelle", elle n'a pas voulu préciser qui l'avait formé, ni même si elle l'avait été. Mais enfin, ce genre de propos ne peut passer qu'auprès d'un public non averti. Pas auprès de praticiens chevronnés qui sont les premiers à mesurer "l'apport" de l'angle karmique à l'étude d'un thème, puisqu'ils ont auparavant pratiqué "sans" cet apport, mesurant donc les "limites" d'une astrologie purement traditionnelle. Ces "limites" seront certes suffisantes au débutant, mais au bout de 10 ans, il en aura fait le tour et aura besoin de progresser encore. C'est d'ailleurs pourquoi Alan Leo, dès le début XXème, disait que l'on ne s'ouvrait à la réincarnation qu'au terme d'une longue pratique de l'astrologie, mais qu'auparavant, on pouvait tout à fait pratiquer l'astrologie sans être encore ouvert à cette approche. C'est pourquoi il faut prendre l'astrologie karmique comme un "perfectionnement" de l'astrologie et non comme "une autre" astrologie.

Quand à ceux qui pensent que l'astrologie est "sortie des eaux" toute "parachevée" depuis l'aube des temps, vouant une certaines vénération mystique et aveugle à "des anciens", comme seuls référants fiables, c'est à dire ceux qui refuse d'admettre que comme toute science, l'astrologie, évolue grâce à ses praticiens dans les temps, je les mets au défi de pratiquer l'astrologie au XXème avec pour seul "manuel" le Tetrabible de Ptolémée !! En voici un échantillon : « De plus, si les Luminaires succèdent aux Maléfiques tenant les angles ou que les Maléfiques soient opposés aux Luminaires, surtout si la Lune est dans les nœuds et dans les signes difformes comme le Bélier, le Taureau, l'Ecrevisse, le Scorpion et le Capricorne, cela fait des bossus, mutilés, boiteux ou paralytiques." Allez causer de "signes difformes" aux bossus ! Les anciens manuels d'astrologies sont plein de cette sorte d'aphorisme qui ,pour avoir peut-être valu en leur temps, n'ont plus aucune valeur à l'heure actuelle où la chance d'être mis aux oubliettes, de mourir d'un coup d'épée, écartelés, brûlés vifs ou bien dévorés par des animaux sauvages s'est considérablement amoindrie pour l'homme moyen !

Quoi qu'il en soit, il existe donc d'ores et déjà un "tronc commun" utilisé quotidiennement par les astrologues car validé par une pratique et une efficience qui a fait ses preuves. Les astrologues-praticiens, qui ne sont pas "chercheurs" dans l'âme, ne s'attachent en effet qu'à "ce qui marche" et ils ont bien raison. Le temps nous est à tous, compté, et on peut dire qu'une "science" digne de ce nom se transmet tout simplement parce qu'elle économise du temps à celui qui, dans la lignée de ses prédecesseurs, prétend en être le tenant à une époque donnée. Pour tout dire, une science est pérenne ou bien n'est pas, et c'est pourquoi, la "science" quelle qu'elle soit, relève de la symbolique de Saturne (symbole par ailleurs du "temps" et de ce qui dure dans le temps, mais aussi d'une "justesse" qui s'élabore et se peaufine, conduisant à "élaguer" au fur et à mesure les pistes sans issues, rendant la science toujours et davantage "pertinente" et "efficiente").

 

Le "Complexe du débutant"...

Et oui, de même qu'il existe "la chance du débutant" en toute chose, nous pouvons parler du "complexe du débutant", lequel s'avère être bien souvent un "complexe de supériorité".

Car s'il est vrai que la première chose que l'astrologie enseigne à son praticien, c'est "la tolérance" du fait qu'il constate que bien des "travers" qu'il reprochait à ses contemporains sont dus à un "conditionnement astral", l'astrologie par la "validité" de son discours a tôt fait de laisser à penser au débutant qu'elle "peut tout dire". Et ce, d'autant plus, qu'il constate cette "validité" alors que la société toute entière ne cesse de dévaloriser cette Connaissance. De là à considérer "qu'on lui a menti" et qu'inversement, si elle n'est pas si nulle à dire le vrai, c'est qu'alors elle est "puissante à permettre de tout savoir", il n'y a qu'un pas que le débutant, s'il n'est pas guidé par un maître ayant déjà "fait ses armes", franchira prestement et allègrement ! Ce "cap" est inévitable et seul un astrologue expérimenté, pour être "passé par là", pourra l'empêcher de passer du sentiment d'impuissance à celui d'omniscience (pour ne pas parler "d'omnipotence" !). C'est bel et bien le reproche qui est fait à "l'Astrologie" : que certains de ses "tenants" pèchent par abus de pouvoir. Puisqu'il est un fait que tout savoir est un pouvoir.

Mais ce reproche fait à l'astrologie, s'adresse donc en réalité au débutant. En effet, comme en tout domaine de connaissance, le "débutant" devra passer de cette illusion d'omniscience, à l'expérience, puis à l'humilité qui caractérise tout être véritablement "Connaissant" qui, à mesure qu'il sait, découvre surtout le vaste champ d'inconnu qui lui reste encore à élucider. Ce qui ne peut que rendre humble.

 

Un "tronc commun", d'ores et déjà validé

Combien de fois encore, devrons nous rappeler à Monsieur Jourdain qu'il fait "de la prose sans le savoir" ? C'est un fâcheux travers humain que de voir "ce qui devrait être", au lieu de considérer "ce qui est", vraiment.

Ce "tronc commun" est celui d'une astrologie dite "classique". Elle est celle la plus largement diffusée par les logiciels(*) dont se servent à présent communément les astrologues. Ces logiciels ont programmé tous les fastidieux calculs auxquels l'astrologue devait auparavant s'astreindre, ce qui allége considérablement le travail nécessaire au montage du thème (l'établissement de la carte du ciel). (Cette "accélération du temps logique" relève de la symbolique d'Uranus).

C'est d'ailleurs ce gain de temps permis par ces logiciels qui fait que notre époque peut approfondir l'interprétation et attirer des esprits plus "littéraires" que "matheux" à l'astrologie. Ou encore plus "spirituel" que "scientifique". Cette "pratique commune", ce "consensus astrologique" peut se résumer ainsi :

- Le thème "classique" est monté en tropical avec la domification placidus.

- Son interprétation se fonde sur l'étude de la position des planètes en signe et en maison, se nuançant par l'étude des aspects existant entre elles, leur répartition sur le cercle zodiacal et les planètes dominantes qui ressortent de cette répartition.

- La majorité des astrologues contemporains incluent dans leur étude le septenaire et les planètes dites "transpersonnelles" découvertes depuis 1786 avec Uranus, Neptune et Pluton.

Notons que la domiciliation et l'interprétation de cette dernière planète, découverte en 1930, était encore en discussion au début du XXème siècle, mais elle est dorénavant pleinement intégrée dans le consensus établi par les astrologues. Bien que la gente scientifique l'aie récemment "déclassée", ceci ne peut plus être remis en question car, en presque un siècle, la pratique a validé la théorie astrologique à propos de Pluton.

De la même façon, en ce début de millénaire, les logiciels et les éphémérides incluent à présent les astéroïdes et Chiron, mais ils ne sont pas encore pleinement intégrés dans le discours astrologiques. Ils restent "à l'étude" en l'état actuel de nos connaissances, faute d'une expérimentation suffisamment longue dans le temps pour qu'ils soient validés par la pratique.

En revanche, des points fictifs comme la part de fortune et les noeuds lunaires appartiennent de longue date au corpus de l'astrologie classique, mais connaissent une véritable "renaissance" de leur étude depuis l'avènement de l'astrologie karmique qui a permis d'en dégager pleinement la signification. Rappelons à ce sujet, que dès le début du XXème siècle, les astrologues issus du "courant" théosophique, comme Alan Leo, "rêvaient" de l'avènement d'une astrologie karmique qui n'était pas encore au point. Et pourtant, noeuds lunaires, part de fortune, et Lune Noire existaient déjà, bien qu'on ne sachent encore les interpréter correctement.

Essentiel dans l'étude de cette "jeune" astrologie karmique, ces points fictifs étaient déjà présents dans les textes anciens, et ce, dès Ptolémée qui évoque les "noeuds" en relation avec les éclipses. Mais on ne savait encore les "faire parler". L'astrologie karmique n'a donc rien d'autre de "révolutionaire" que de donner la révélation de leur message, tandis que s'un simple point de vue "technique", ils étaient déjà situés dans les thèmes de longue date, les "parts" (de fortune ou autre), et "les noeuds"remontant aux arabes et plus loin, à Sumer, ayant été transmis par une gnose, s'exprimant surtout par "le secret".

"L'histoire des connaissances"(1) souffre très certainement d'une carence au niveau de la connaissance astrologique et c'est un travail qu'il faudra faire à l'avenir. Mais on peut faire, sans risque d'erreur, remonter l'astrologie karmique à ses prémices "gnostiques". En effet, si André Barbault, sur son site essaie dans un article de remonter à à la génèse des noeuds lunaire, aussi appelés "tête" et "queue" du Dragon (caput et cauda draconis), son "enquête" s'arrête à un courant gnostique datant de Sumer. J'ai fait la même recherche m'orientant plus particulièrement sur la symbolique "du Dragon", animal mythique qui a fait récemment l'objet d'une exposition au Musée d'd'Histoire Naturelle de Paris (http://www.mcq.org/dragons/fr/) pour faire le même constat me menant aux sources même d'une "cosmogonie" originelle.

Seule, la Lune Noire, elle, n'interpelle les astrologues que depuis le début XXème, ainsi que les planètes transpersonnelles (au-delà du septenaire traditionnel). La Lune Noire, point fictif, assez récemment recensé, s'inscrit toutefois dans une basique relation terre-lune, et n'a donc, là encore, rien de "révolutionnaire". Ce qui serait révolutionnaire, par exemple, du point de vue de la connaissance astrologique, c'est que l'astrologie devienne héliocentrique, alors qu'elle est de longue date "géocentrique" ce qui veut dire qu'elle prend la terre pour centre et non le soleil.

C'est ce "géocentrisme" qui fait que les astronomes la considèrent comme "non scientifique" car depuis que les bases de l'astrologie ont établies par Ptolémée (un des premiers cartographes), on a découvert que les planètes tournaient autour du Soleil et non autour de la terre. L'astrologie a pleinement intégré "ce fait scientifique", mais ceci n'a pas remis en cause ses fondements, validés par une longue pratique.

 

Les astronomes cherchent querelle à l'astrologie, les cartographes : non, et pour cause...

Il existe des astrologues, férus d'astronomie, qui voudraient à tout prix faire coller l'astrologie à la réalité astronomique (une astrologie qui se veut héliocentrique ou sidérale, au prétexte qu'elle serait plus "conforme" à la réalité astronomique). Mais c'est ne pas comprendre qu'il s'agit de deux corpus de connaissance dorénavant tout à fait différents, ce qu'un Kepler tout à la fois astrologue et astronome faisait déjà savoir en son temps.

Le champ des connaissances humaines s'est tellement élargi, à notre époque, qu'il est difficile pour un individu de prétendre à un "savoir encyclopédique" (de tels "esprits" ont pourtant prétendu exister au temps des Lumières et de la création, précisément, des encyclopédies). Les "savoirs" se sont donc naturellement divisés, morcellés, spécialisés, à mesure qu'ils se développaient et s'approfondissaient. C'est le cas de l'astronomie dont la branche "astrologique" a poussé librement, malgré les anathèmes qui l'ont exclu de l'Université.

Savoir si l'astrologie précède l'astronomie ou l'inverse reste toutefois à débattre... Lorsque Voltaire disait : "La superstition est à la religion ce que l'astrologie est à l'astronomie, la fille très folle d'une mère très sage.", il sous-entendait en son siècle "encyclopédique" des "lumières" que l'astrologie était fille de l'astronomie, tandis que nos connaissances actuelles permettent de remonter à des sources plus lointaines et de redéfinir ainsi la naissance des sciences.

Notre époque sait, à présent, que c'est "le sentiment religieux" qui a présidé à la naissance de toutes sciences et que le premier rapport de l'homme au monde ne peut être que "mystique" (ou "superstitieux" selon Voltaire)...

Mystique veut dire "relatif au mystère" et le monde était indéniablement encore profondément mystérieux pour l'Homme non encore doté des "sciences". Sans vouloir donc offenser ce brillant esprit qu'est Voltaire, nous noterons simplement que son point de vue date un peu...

Notre époque, rendue plus humble, découvre tout simplement que bien qu'ayant élucidé bien des choses par la démarche scientifique : Le mystère reste entier.

(Comme j'aime à le dire avec humour : c'est parce qu'il est trop pépé... Et dès lors se repose la question : mais qui est donc ce grand pépé ? D'où l'inéluctable retour du sentiment religieux à notre époque "post-scientiste")

On voit donc qu'ici, en tout cas, nulle place n'est permise aux "querelles d'école". D'un point de vue strictement pratique et pragmatique, l'astrologue-praticien, -celui qui en réalité donne véritablement tout son "corps" à l'astrologie et le transmet- n'a que faire de querelles. Il ne s'attache et ne valide que ce qui lui permet d'être efficace et pertinent.

Cet astrologue, -celui auquel on peut faire confiance pour parler de ce qu'il connait vraiment-, se distingue tout d'abord en ce qu'il tient sa science et ses praticiens en haute estime. Il serait en effet incongru (mais l'incongruité est de ce monde !) qu'un astrologue tienne l'astrologie en mauvaise estime. En conséquence, il cherchera à se former auprès des meilleurs praticiens. Comme un artiste recherchera la fréquentation des maîtres afin d'avoir un regard "juste" sur son travail car c'est une façon de se reconnaître lui-même que d'être "validé" par l'expertise de valeur du "connaissant" (plutôt que par la vulgate du non initiée, vulgate dont se contentera celui qui fait du commerce et non de l'astrologie)...

Il va donc de soi qu'un astrologue véritable doit pouvoir vous faire connaître son cursus de formation auprès d'une ou plusieurs écoles (elles ne sont pas si nombreuses, en France), selon qu'il a approfondi son champ de connaissance.

Pour beaucoup d'astrologues, l'astrologie karmique, qui est encore assez "jeune" constitue à ce titre un perfectionnement si sa formation de base ne lui avait pas permis de s'y initier, faute d'école diffusant cet enseignement à l'époque de sa formation.Les jeunes astrologues actuels, eux, ont la chance de pouvoir se former directement à cette pratique évoluée de l'astrologie classique et de gagner ainsi bien du temps.

En outre, par respect pour sa science, l'astrologue se montrera curieux de ses divers courants au sein desquels il devra définir sa propre pratique et sa propre vision. Cela fait partie de "sa culture" d'astrologue.

Ce faisant, il découvrira l'intérêt de l'interdisciplinarité et s'ouvrira l'esprit à mesure qu'il développera son art de l'astrologie et qu'il en mesurera les limites. Par conséquent, le niveau culturel de l'astrologue sera nécessairement au dessus de la moyenne car en pratiquant l'astrologie, véritable "fenêtre" ouverte sur le monde, il s'ouvrira nécessairement l'esprit à ce même monde.

Il faut déplorer toutefois que ce dit monde, lui, ne s'ouvre pas assez à l'astrologie qui semble réservée à "une élite". Mais c'est un état de fait qui est amené à changer et à évoluer. En terme de "culture générale", la vulgate astrologique s'est répandue, malgré les horoscopes caricaturaux, et l'homme moyen est de plus en plus averti au sujet de l'astrologie. Ce qui ne fera que se développer avec l'informatique et internet où l'on peut se faire une "opinion avertie" en quelques clics sans qu'il soit nécessaire de se transformer en rat de bibliothèque. Discerner les informations "justes" sur le sujet, de la propagande scientiste-antiastrologique fera partie de la formation de l'internaute qui, en évoluant sur le web, devra nécessairement apprendre à "filtrer" les informations qu'il y trouve. Et ceci vaut pour l'ensemble des connaissances.

 

Résumons donc pour conclure. Qu'est ce qu'un véritable astrologue ?

Il s'est formé auprès d'une école reconnue, il connait non seulement parfaitement son milieu, mais s'étant défini et ayant muri dans sa pratique, il n'éprouve pas le besoin de chercher querelle à un confrère avec lequel le point de désaccord est par trop clair pour être discuté (ou discutable). De même, le respect qu'il a pour sa science lui fait reconnaître le bien fondé du consensus qui lui permet l'usage de logiciels le rendant plus performant dans sa pratique au service d'autrui.

Comme il aime sa science, il est heureux de la voir se développer vers plus de justesse et de pertinence, même si cela doit le remettre en question. Comme un "artiste", il a à coeur de perfectionner son art et se montre donc ouvert à toute nouveauté digne d'intérêt. Malgré sa grande expérience et sa connaissance, il persiste à se sentir éternel "étudiant" face "au mystère"... L'astrologie, si elle lui rend ce mystère plus "intelligible" - à commencer par celui qu'est sa propre personne à lui-même- demeure à ses yeux un moyen d'accéder au Soi qu'il sait être par définition "inconnaissable"...

Pour conclure, les "querelles" que l'on fait parfois à l'astrologie sont le plus souvent nées de la rencontre de faux (ou mauvais) astrologues et sont, dès lors, justifiées.

Plutôt que de voir en ces fâcheuses rencontres, l'occasion de contester l'astrologie, il semble préférable que le public sache reconnaître un véritable astrologue d'où cet article pour en donner une idée plus juste...

Le XXème siècle a été marqué par un climat très polémique qui a beaucoup nui à l'image de l'astrologie. J'ose espérer que les nouvelles générations d'astrologues seront plus sereines dans un monde où, grâce à la laïcité, l'astrologue peut évoluer librement dans l'étude de sa science sans avoir à justifier continuellement son existence. La disparition, ou plutôt l'édulcoration du "préjugé social religieux", un temps relayé par "le préjugé scientiste dominant", a ouvert la porte à une approche plus évoluée de l'astrologie ... D'autant que l'informatique promet des bonds étonnants à notre science grâce à l'immense champ d'investigation qu'elle offre au chercheur réellement "scientifique" c'est à dire "curieux de percer les mystères"...

L'astrologue comme "connaissant" a donc encore de beaux jours devant lui. Et si l'on entend maintenant communément dire : "il y a autant d'astrologies que d'astrologues", n'allons pas en déduire que l'astrologie serait "morcellée" et "atomisée" par ces mêmes astrologues. En réalité, elle est "UNE et INDIVIDISIBLE" et sa fonction est précisément de reconduire l'individu du multiple à l'Un... De même qu'il n'existe qu'un seul Carl Gustav JUNG, mais que, d'après mon expérience, j'ai pu constater qu'il n'était pas le même selon celui qui en parle... Ne confondons donc pas l'astrologie, avec ses interprètes et n'oublions pas la prévention qui nous a été faite à l'égard des "faux prophètes"...

Quoi qu'il en soit "ces beaux jours"s'avèreront toujours et encore "meilleurs", à mesure que nous saurons mieux ce que "être astrologue" veut dire...

© Laurence LARZUL - 23 janvier 2009

Vous pouvez reproduire les textes de ce blog et en donner copie aux conditions suivantes :

LARZUL Laurence sur Google+

astrologue 2014 astrologie initiation gnose

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau