VERS DORES DE PYTHAGORE

 

 
LES VERS DORES

DES PYTHAGORICIENS

 

 

 

 

 

L'héritage philosophique de Pythagore, contemporain de Bouddha, Lao Tseu, Zoroastre nous a été transmis par les Vers Dorés de Lysis. Nous les reproduisons ici, sans commentaire, car leur simplicité et leur évidence devrait parler à tout un chacun. Les siècles passant, le chemin de l'initiation n'a guère changé, si ce n'est que l'histoire de notre âme exige la connaissance de l'astrologie karmique afin qu'en terme de "purification" nous soyons mieux à même de mettre en pratique ce passage....

Et quant aux maux qu'entraîne avec soi le Destin,

Juge-les ce qu'ils sont : supporte les ; et tâche,

Autant que tu pourras, d'en adoucir les traits ;

 

Le commentaire de Fabre d'Olivet (paru pour la première fois en 1813) mérite d'être lu pour en saisir tout le sens ésotérique dont nous nous passerons ici :

 

PREPARATION


 

"Rends aux dieux immortels le culte consacré ;

Garde ensuite ta foi : Révère la mémoire

Des Héros bienfaiteurs, des Esprits demi-Dieux.

 

PURIFICATION


 

Sois bon fils, frère juste, époux tendre et bon père,

Choisis pour ton ami, l'ami de la vertu ;

Cèdes à ses doux conseils, instruis-toi par sa vie,

Et pour un tort léger ne le quitte jamais ;

Si tu le peux du moins : car une loi sévère

Attache la Puissance à la Nécessité.

Il t'est donné pourtant de combattre et de vaincre

Tes folles passions : apprend à les dompter.

Sois sobre, actif et chaste ; évite la colère.

En public, en secret ne te permets jamais

Rien de mal ; et surtout respecte-toi toi même.

 

Ne parle et n'agis point sans avoir réfléchi.

Sois juste. Souviens toi qu'un pouvoir invincible

Ordonne de mourir ; que les biens, les honneurs

Facilement acquis, sont faciles à perdre.

Et quant aux maux qu'entraîne avec soi le Destin,

Juge-les ce qu'ils sont : supporte les ; et tâche,

Autant que tu pourras, d'en adoucir les traits ;

Les Dieux, aux plus cruels, n'ont pas livré les sages.

 

Comme la Vérité, l'Erreur a ses amans ;

Le philosophe approuve, ou blâme avec prudence ;

Et si l'Erreur triomphe, il s'éloigne ; il attend.

Ecoute, et grave bien en ton coeur mes paroles :

Ferme l'oeil et l'oreille à la prévention ;

Crains l'exemple d'autrui ; pense d'après toi-même ;

Consulte, délibère, et choisis librement.

Laisse les foux agir et sans but et sans cause,

Tu dois dans le présent, contempler l'avenir.

 

Ce que tu ne sais pas, ne prétends point le faire.

Instruis-toi ; tout s'accorde à la constance, au temps.

 

Veille sur ta santé ; dispense avec mesure,

Au corps les alimens, à l'esprit le repos.

Trop ou trop peu de soins sont à fuir ; car l'envie,

A l'un et l'autre excès, s'attache également.

Le luxe et l'avarice ont des suites semblables,

Il faut choisir en tout, un milieu juste et bon.

 

PERFECTION

 


 

Que jamais le sommeil ne ferme ta paupière,

Sans t'être demandé : Qu'ai-je omis ? qu'ai-je fait ?

Si c'est mal, abstiens toi ; si c'est bien, persévère.

Médite mes conseils ; aime-les, suis-les tous ;

Aux divines vertus ils sauront te conduire

J'en jure par celui qui grava dans nos coeurs,

la Tétrade sacrée, immense et pur symbole,

Source de la Nature, et modèle des Dieux.

Mais qu'avant tout ton âme, à son devoir fidèle,

Invoque avec ferveur ces Dieux, dont les secours

Peuvent seuls achever tes oeuvres commencées.

Instruit par eux, alors rien ne t'abusera ;

Tu connaîtras de Tout le principe et la fin.

Tu sauras, si le Ciel le veut, que la Nature,

Semblable en toute chose, est la même en tout lieu ;

En sorte qu'éclairé sur tes droits véritables,

Ton coeur de vains désirs ne se repaîtra plus.

Tu verras que les maux qui dévorent les hommes,

Sont le fruit de leur choix, et que ces malheureux

Cherchent loin d'eux les biens dont ils portent la source.

Peu savent être heureux : jouets des passions,

Tour à tour ballotés par des vagues contraires,

Sur une mer sans rive, ils roulent aveuglés

Sans pouvoir résister ni céder à l'orage.

 

Dieu ! vous les sauveriez en désillant leurs yeux...

Mais non : c'est aux humains, dont la race est divine,

A discerner l'Erreur, à voir la Vérité.

La Nature les sert. Toi qui l'as pénétrée,

Homme sage, homme heureux, respire dans le port.

Mais observe mes lois, en t'abstenant des choses

Que ton âme doit craindre, en les distinguant bien ;

En laissant sur le corps régner l'intelligence ;

Afin que, t'élevant dans l'Ether radieux,

Au seins des Immortels, tu sois un Dieu toi-même !

 

 

 

 

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