• Profession : Auteur-astrologue-enseignante-chercheuse

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Billets de laurence-larzul

JUPITER-PLUTON OU L'HEURE DE COMPRENDRE LA PEUR

JUPITER-PLUTON OU : mieux comprendre la peur 

Je m’en suis prise à plusieurs reprise au New Age en ce qu’il apparaît comme une « fausse spiritualité ». Pourquoi ?

D’une part parce qu’elle est devenue « une mode » et appelle en ce sens l’instinct grégaire de ceux qui s’y conforment. La mode peut être associée à Neptune, à ce qui est « en vogue » mais Neptune correspond aussi en général à l’aspiration spirituelle qui trop souvent prend plutôt des allures de fuite, voire de fuite en avant…

 

A cet égard je m’en suis prise au début 2019 aux propos de Patrick Giani prétendant défendre l’astrologie, mais faisant en réalité la démonstration qu’il ne la maîtrise en rien puisqu’à aucun moment, il n’a analysé le thème de Macron dans sa réalité. Il a fait « des impasses » qui sont de l’ordre trop souvent du déni inconscient de ce qui nous dérange, voire nous fait peur. Or, j’avais croisé un de ses écrits supposément « spirituel » où il recommandait de s’enfermer dans sa coquille, sa bulle, pour : se protéger. Je parle de lui car ayant été mon ami il y a 30 ans, je l’ai vu s’engouffrer dans ce New Age et le déplore.

Lisant son propos, ma réaction a été de penser : mais c’est exactement le contraire qu’il faut faire, car certes, ainsi, on se protège, mais on se coupe aussi de l’inspiration supérieure. Une vision des choses « sans peur » fait que l’on ne se ferme pas car on sait que l’on a des « filtres naturels » qui, si on laisse entrer des éléments toxiques, seront éliminés d’eux-mêmes du fait que l’on est centré et assuré, bien planté sur ses deux pieds, c’est à dire donc : enraciné, à la façon d’un chêne qu’aucune tempête ne saurait renverser.

C’est aussi le discours des anti-vaccin rappelant que l’homme a en lui toute la faculté d’autoguérison nécessaire s’il laisse les processus naturels agir… L’obstacle à cela est bien sûr : la peur. Et au fond, il s’agit toujours de la même peur : celle de mourir.

 

A l’heure de la conjonction Jupiter-Pluton, Pluton évoquant précisément la part animale instinctive de l’homme, il est temps de se réconcilier à cette dimension en l’homme.

J’analyse à cet égard le mouvement « animaliste » comme une façon de ne pas reconnaître en soi le fait que l’homme est AUSSI un animal. S’il s’en souvenait, il se considérerait comme partie prenante du monde animal et donc, aussi victime que lui d’un système qui lui est nuisible et l’exploite sans respect pour sa nature véritable. Là encore, on « extériorise » le problème comme s’il ne nous concernait pas. On ne veut pas voir les choses telles qu’elles sont réellement.

 

Le succès du New Age

Il vient de ce qu’il prétend vous donner du Neptune à bon compte, c’est à dire : des croyances nourrissant vos espoirs. Mais celles-ci sont biaisées justement par la peur qui n’est ni vue, ni reconnue pour ce qu’elle est et le puissant obstacle qu’elle constitue pour notre évolution. Car oui, la peur relève de Pluton et en a la puissance destructrice. Non, reconnue, elle sape, saborde, sabote secrètement les meilleures intentions.

J’ai dernièrement parlé à propos de la finance : du mauvais Pluton. Il va aux extrêmes destructrices car il est mû par la peur, jusqu’à la peur de disparaître, d’être annulé, effacé tout bonnement : ceci s’appelle l’auto-destruction car la peur manipulée renie son instinct de vie qui est sa première et très saine fonction dans notre dimension animale.

Se vouloir « spirituel » tandis que l’on a pas respecté le processus évolutif conduit à cela car si l’on se fie à la pyramide de Maslow décrivant l’échelle des besoins humains, la première étape consistant à « assurer sa sécurité matérielle » n’a pas été correctement assumée. Globalement, on peut dire que nos sociétés évoluées ont franchi ce passage, mais individuellement, ceci n’a pas été compris comme il se doit. Et pourtant, j’ai à maintes reprises répété la nécessité de ne pas brûler les étapes du cheminement, chacune, jusqu’à la plus basique, ayant sa raison d’être et son enseignement propre à nous communiquer qui sera utile à un objectif plus élevé. Il faut donc y revenir et bien le clarifier pour repousser : « les ténèbres de l’inaccompli » comme j’aime à dire.

Or, notre cher christianisme culturel n’a eu de cesse de vouloir faire de nous « des anges » omettant d’évoquer ces besoins plus basiques (on se doit de mépriser l’argent), voire niant même la nécessité alimentaire pour créer un système de valeur allant jusqu’à nier le corps et ses besoins.

 

L’ORGUEIL SPIRITUEL COMME OBSTACLE ou LUCIFER DÉMASQUÉ

Lucifer dans notre société chrétienne correspond à l'ange rebelle s'étant opposé à Dieu et prétendant être son égal. En chacun lucifer sommeille. Le comprendre exige de sortir de cet ego qui se survalorise et prend à son compte ce qui l’arrange du progrès collectif sans observer les étapes qui ont été ainsi franchies. Cela demande en effet de l’humilité que d’admettre qu’en cela, seul « l’animal » en nous a été satisfait dans son besoin de sécurité. Or, si Origène, le philosophe a laissé en écho dans l’histoire son « je cherche un homme » c’est qu’il a observé que la part animale domine encore bien plus l’homme que la part humaine.

L’évolution exige en effet de l’homme qu’il passe du stade animal au stade humain pour faire de lui un homme réellement : doué d’humanité et donc, d’amour. Car ce que l’homme partage aussi avec le monde animal dans sa version élevée, c’est précisément : l’amour. On voit d’ailleurs circuler sur Facebook des photos où l’on voit des animaux se comportant de façon affectueuse et aidante, parfois à l’égard même d’une autre espèce que la sienne ! Cette « similitude » de base que nous partageons avec le monde animal vient du fait que justement : nous avons une âme ! L’homme et l’animal ont ceci de commun aussi, l’instinct bien compris assurant sa survie. Et l’âme est ce qui permet de s’ajuster à « l’âme du monde » dont elle est partie prenante et dont parle l’ésotérisme et la spiritualité pour évoquer : la vie sur terre et son formidable écosystème qui, si on l’étudie, comme on étudie toute science : laisse fasciné devant cette « mécanique » aux rouages si subtiles rendant chaque espèce indispensable à : la vie et ses productions naturelles.

On en déduit qu’aller contre cette diversité spontanée c’est en soi : nuire à la vie.

Par conséquent, toute autorité abusive et arbitraire visant à une unité artificielle conduit à châtrer la vie de son principe fertilisant naturel. On peut dire globalement que voilà l’erreur spirituelle qui a été faite à l’écoute d’ordres, de mots d’ordre, irrespecteux de ce foisonnement tout à la fois grouillant et pourtant si bien orchestré de : la vie. Comme une danse.

Neptune s’apparente aux gaz et par conséquent on peut dire sur le plan toxique qu’il n’en répand que toujours davantage ses gaz toxiques empoisonnant les hommes. On appelle cela « la pollution ». Ceci est le fait d’une fausse spiritualité non alignée sur : LA VIE.

Le conspirationnisme a mis à jour que « les maîtres du monde » dominant aussi notre spiritualité (cf le Vatican) ont bel et bien usés de poisons (et de drogues : cf l'opium en Chine) pour parvenir à leur fin dominatrice et en venir à diriger le cours de l’histoire, malheureusement : vers sa propre fin. Ceci permet de mieux comprendre en quoi cette forme de spiritualité issue du monothéisme a été réellement : viciée. Ceux qui l’ont compris incitent à revenir à un paganisme plus respectueux des forces de la nature, d’ailleurs.

 

LA "SOUVERAINETÉ" EST D'ABORD INDIVIDUELLE

Je ne vais donc pas développer davantage ici mais communiquer la vidéo d’un monsieur s’inscrivant dans un mouvement visant à aider l’humanité à retrouver ce qui constitue sa véritable « souveraineté » car ce mot a sens au niveau individuel comme au niveau collectif. Nos pays ont perdu leur souveraineté pour s’être laissé guidé comme des troupeaux de mouton. Il est donc grand temps de communiquer avec notre part animale qui prend l’allure actuellement d’un mouton de panurge en direction de l’abattoir.

Il y a tout un courant en effet prétendant « communiquer » avec les animaux, mais c’est déjà à mon sens à l’intérieur de lui-même que l’homme doit reprendre contact avec son instinct pour le vivre de façon constructive plutôt que destructrice. Rappelons-nous lors du tsunami de 2004, les peuples sauvages ont été alertés bien plus vite que l’homme civilisé pourtant doté de technologie ! Cela parce qu’eux, n’ont pas été déconnectés de leur instinct animal de survie qui les alerte d’un danger. Si chacun fait ce travail visant « sa souveraineté » plutôt que taire une animalité le conduisant à coup sûr à l’esclavage du troupeau exploité par l’appétit de leur prédateur, nous prendrons le bon chemin.

A l’heure où, avec d’autres, j’invite à une méditation collective j’émets donc cette réserve : inutile de viser à vous connecter au cosmos, si vous n’avez pas reconnu en vous cette dimension qualifiée de « chtonienne » car concernant notre enracinement à la terre et notre adaptation à cette dernière en tant qu’âme incarnée. Elle est la part « souterraine » de l’âme.

C’est pourquoi je rappelle qu’en tant que « première » science naturelle la véritable essence de l’astrologie n’a jamais été l’observation du ciel jusqu’aux plus ultimes et lointaines galaxies, mais bien plutôt l’interaction du ciel avec la terre. L’objet même de l’astrologie est de tirer « des lois » de cette observation et l’astronomie devient perverse lorsqu’elle s’est coupée de cette « part d’âme » qu’est l’astrologie.

 

LUNE NOIRE OU PLUTON ?

D’ailleurs, j’ai vu certains faire la confusion symbolique entre la Lune Noire et Pluton. Certes, tous deux participent de notre dimension occulte, secrète, invisible, mais la Lune Noire s’avèrera d’autant plus cruelle que Pluton n’est pas reconnu dans sa fonction véritable qui est d’assurer : la survie de l’âme et non pas de sa seule sécurité matérielle. La fonction de la Lune Noire est au contraire de sortir l’homme de sa dimension animale en tant que principe initiatique visant son élévation vers l’Homme avec un grand « H ». C’est ainsi que Pluton peut être perverti et devenir par conséquent plus destructeur que salvateur.

Renouer avec son instinct, mieux « dresser » notre animal intérieur, voilà ce qu’il est indispensable de faire afin qu’avec Jupiter qui « amplifie » ce dernier, nous ne soyons entièrement paralysés par la peur. Alors, au contraire, Pluton jouera son rôle consistant à transformer Jupiter et forger de nouvelles convictions plus en accord avec ces processus vitaux, loin de tout faux semblant et de toute hypocrisie dont il a sinon, le secret.

Il n’est donc pas question de « juger » ceux qui refusent tout discours « conspirationniste » interdit par le pouvoir, mais de comprendre : pourquoi cette résistance et ce refus inconscient ? C’est la peur, n’en doutez pas… Ce travail là revient bel et bien à : regarder notre ombre, comme j’invite à le faire à l’occasion de ce coronavirus.

En tant qu’astrologue, je suis consciente que ceux qui me lisent sont a priori parmi les plus évolués, déjà en ce qu’ils s’intéressent à un domaine promotionné dans sa forme commerciale, mais dénigrée en tant que « mère des sciences » et réelle : philosophie. Si l’on se souvient que ce mot veut dire : amour de la sagesse, laquelle n’est ni plus ni moins que le moyen pour l’homme de vivre en harmonie sur terre. Donc, faites passer le message, vous qui êtes plus avancés…

On craint pour l’économie ? Il faut pourtant être conscient qu’aucune économie ne peut tourner correctement quand la confiance (Jupiter) est endommagée, cela coupe, en soi, le chemin vers la prospérité. Ne craignez donc pas « la perte » de ce qui n’a plus aucune utilité à notre survie, retrouvez confiance en vous et votre vraie nature ! En vous rappelant que "la vérité" a pour synonyme : l'authenticité.

 

 

J'ai rappelé qu'à la faveur du confinement, nous aurons tout loisir de méditer réfléchir... Nos civilisations chrétiennes, il faut le rappeler, arrivent à la Pâques dont je ne saurai trop rappeler qu'elle est associée à "la renaissance" et notamment celle de la nature printanière... Car si Pluton peut effectivement "tuer" il doit tuer précisément ce qui ne sert pas notre véritable "renaissance"... Regardez le jardinier comme il détruit les mauvaises herbes empêchant la croissance des bonnes... Détruire n'a rien d'un mal, si c'est ce qui nous tue qui est détruit.

 

© Laurence Larzul - le 3 avril 2020